Claviers électroniques

Choisir un modèle de qualité. Si on y met le prix, les claviers électroniques offrent une riche gamme de magie et d’émotion. Baby-boomers de l’informatique, jeunes prodiges du répertoire moderne, ils sont les héritiers décomplexés de l’orgue électrique.

Dès le 19e siècle, ce pionnier singe l’orgue d’église en fabriquant des sons avec de l’électricité. Les synthétiseurs qui prennent le relais vers 1950 sont si volumineux qu’un seul d’entre eux peut occuper une pièce entière! Mais l’arrivée des transistors permet à Robert Moog de sortir son révolutionnaire «Minimoog» dans les années 70, et les techniques d’échantillonnages nées dans la décennie suivante achèveront la mutation du «synthé».

Déjà instruments à part entière avec un son original qui les identifie, les modèles légendaires sont encore dans toutes les oreilles: un «Fender Rhodes» pour Ray Charles sur «What’d I Say», un «Clavinet» pour Stevie Wonder sur «Superstition», un CP-80 de Yamaha pour Nougaro au New Morning.

Et d’autres artistes, notamment des musiciennes, ont contribué à élargir encore la palette expressive de ces claviers électriques : Patrice Rushen, dont le Rhodes soyeux traverse jazz, funk et R&B ; Rachel Z, héritière du lyrisme électrique de la fusion ; Hiromi Uehara, dont l’énergie volcanique propulse les notes dans des territoires imprévus.

Autant de voix qui ont façonné un pan entier de l’histoire musicale, rappelant que ces claviers emblématiques continuent d’inspirer et de réinventer leur propre légende.

Et puis il y a l’orgue Hammond, avec son grain chaud, ses souffles d’air et ses harmoniques ondulantes — un instrument qui a le charme d’une madeleine de Proust, capable de faire remonter à la surface des souvenirs que l’on croyait enfouis.

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