Orgue

Un chef-d’œuvre de créativité: il n’en existe pas deux pareils. Au pluriel, il est féminin: les grandes orgues. Elles ont plusieurs claviers, un pédalier, quantité de boutons, leviers, dominos pour varier les effets. Et parfois, elles comptent jusqu’à 10’000 tuyaux!

Le doit-on aux Grecs ou aux Chinois? Généralisé dans l’Occident chrétien à partir du 10e siècle, l’orgue avait commencé petit et portatif, mais déjà ambitieux, voulant imiter les instruments symphoniques et inaugurer avec frénésie des effets bizarres. A l’époque romantique, Verdi lui a même commandé des bruits de tonnerre pour son Othello.

Volumineux sujet de perfection, l’orgue a trouvé un maître à sa mesure en la personne de Jean-Sébastien Bach, compositeur et instrumentiste majuscule. Comme lui, Marcel Dupré, grande figure contemporaine de l’instrument, a excellé dans l’improvisation, et jouissait à ce titre d’un renom universel. 

Mais l’histoire de l’orgue s’écrit aussi au féminin : Marie-Claire Alain, dont la discographie monumentale fait autorité ; Jeanne Demessieux, prodige fulgurant et improvisatrice d’exception ; ou encore Odile Pierre, grande pédagogue et concertiste reconnue.

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